Décret de Liberté de Religion de la Virginie

Virginia Statute for Religious Freedom

31 Octobre 1785

I. Considérant que, Dieu Tout-Puissant a créé l’esprit libre, que toutes tentatives pour l’influencer par peines temporelles ou fardeaux, ou par incapacité civile, ont tendance à engendrer des habitudes hypocrites et mesquines , et sont un départ du plan du Saint-Auteur de notre religion, qui, étant le Seigneur de nos corps et de notre esprit, mais qui choisit de ne pas la propager par coercitions l’une ou l’autre, comme cela a été le pouvoir du Tout-Puissant de le faire ; que la présomption impie des législateurs et des gouvernants, civil ou ecclésiastique, qui, étant eux-mêmes faillible et hommes non inspirés, ont assumé une domination sur la foi des autres, plaçant leur propre opinion et leur mode de pensée comme les seules vraies et infaillibles, et comme tels en s’efforçant à les imposer aux autres, ont établi et maintenu les fausses religions sur la plus grande partie du monde, et à travers tous les temps ; que d’obliger un homme à fournir des contributions monétaires pour la propagation d’opinions en lesquelles il ne croit pas, est un péché et tyrannique ; que même le forçant à soutenir les enseignants de tel ou tel de ses religieux de sa propre religion, et le privant du confort de sa liberté de donner sa contribution à un pasteur particulier, dont la morale il ferait son modèle, et dont les pouvoirs serait un exemple plus convaincant de justice, et qui retire de cette cléricature ces récompenses temporaires, qui procédant à une approbation de leur conduite personnelle, sont une invitation au travail sérieux et sans relâche pour l’instruction de l’humanité; que nos droits civils n’ont pas de dépendance sur nos opinions religieuses, pas plus que notre opinions en physique ou en géométrie; que, par conséquent l’interdiction à tout citoyen comme indigne de la confiance du public en établissant sur lui une incapacité d’être appelé comme élu, d’avoir un poste de confiance ou d ’être récompensé, à moins qu’il ne professent ou renonce à telle ou telle opinion religieuse, est une injure à ses privilèges et droits auxquels en commun avec ses concitoyens il a un droit naturel ; qu’elle ne tend qu’à corrompre les principes de cette religion, qu’elle vise à encourager la corruption avec un monopole d’honneurs mondains et de récompenses, ceux qui vont en dehors qui professent et qui s’y conforment; que, bien que ce sont effectivement des criminels qui ne résistent pas à une telle tentation, pourtant, ne sont pas innocents ceux qui les appâtent sur leur chemin ; que de souffrir le magistrat s’immiscer avec ses pouvoirs dans le domaine de l’opinion, et de restreindre la profession ou la propagation des principes sur des suppositions de leurs mauvaises tendances, est une illusion dangereuse, qui à la fois détruit toute libertés religieuses, parce qu’étant bien entendu juge de cette tendance il va faire connaître ses opinions de la primauté de son jugement, et approuver ou condamner les sentiments des autres seulement en tant que celles-ci conciliable avec ou diffèrent de la sienne; qu’il est assez temps pour les actions légitimes du gouvernement, pour ses agents à intervenir lorsque les principes explosent ouvertement en actes manifestes contre la paix et le bon l’ordre ; et enfin, que la vérité est grande et elle prévaudra quand laissée à elle-même, qu’elle est adéquat et suffisante antagoniste contre l’erreur, et elle n’a rien à craindre du conflit, à moins que désarmée de ses armes naturelles par l’interposition humaine , d’argument et de libre débat, erreurs qui cessent d’être dangereuses quand il est autorisé librement de les contredire.

II. Qu’il soit adopté par l’Assemblée générale, Qu’aucun homme ne peut être contraint à fréquenter ou soutenir aucun culte religieux, lieu, ou cléricature que ce soit, ni ne sera retenu, molestés, ou grevé dans son corps ou dans ses biens, ni autrement souffrir compte de ses opinions ou croyances religieuses ; mais que tous les hommes seront libres de professer, et par argument maintenir leur opinion en matière de religion, et que de même ne peut en aucun diminuer de sagesse, agrandir, ou affecter leurs capacités civiles.

III. Et si nous savons bien que cette assemblée élue par le peuple que pour l’ordinaire application de la législation, n’ont aucun pouvoir pour empêcher les actes des assemblées suivantes, constitué avec des pouvoirs égaux aux nôtres, et que par conséquent de déclarer cet acte pour être irrévocable serait de nul effet en droit, et pourtant nous sommes libres de déclarer, et de faire connaître, afin que les droits revendiqués par les présentes sont des droits naturels de l’humanité, et que si un acte doit être adopté par la suite pour abroger le présent, ou pour restreindre cet acte, une telle opération sera une violation du droit naturel.